Amiante : pas de panique … 44


L’amiante

Beaucoup de bâtiments contiennent de l'amiante [1]. Cette fibre minérale a été utilisée jusqu’en 1990 dans des matériaux de construction très divers que l’on peut classer en 3 grandes catégories [2] :

  • Amiante fortement aggloméré : l’amiante représente moins de 20% du poids et est fortement lié au matériau par un liant. Exemples : plaques en fibrociment, conduites, meubles de jardin, mais aussi plaques d’embrayage de voiture et joints d’étanchéité
  • Amiante faiblement aggloméré : l’amiante représente plus de 40% du poids et est faiblement lié par un liant. C’est le cas de l’amiante « floqué » utilisé pour l’isolation et la protection contre l’incendie, ainsi que d’autres matériaux anti-feu, notamment des plaques de faux plafonds.
  • Amiante pur, non lié : joints anti-feu dans les chaudières, vêtements ignifuges.

Maladies professionnelles

Asbestose (image Dr V. Latrabe. Service d’imagerie – Hôpital du Haut-Lévêque – Bordeaux )

Mésothéliome (image Dr V. Latrabe. Service d’imagerie – Hôpital du Haut-Lévêque – Bordeaux)

Si des fibres microscopiques atteignent les poumons, elles peuvent provoquer des maladies « bénignes » (au sens médical) comme l'asbestose, ou malignes.

Deux formes de cancer sont clairement liées à l’amiante : le cancer du poumon (carcinome bronchique) et le cancer de la plèvre (mésothéliome). L’asbestose provoque des lésions des poumons typiques et est reconnue comme maladie professionnelle. C’est aussi le cas du mésothéliome: selon [3] :

la part des cas de mésothéliome attribuable à une exposition professionnelle à l’amiante chez les hommes a été estimée à 83%.

Bien que les cas de cancer du poumon soient nettement plus élevés chez les professionnels de l’amiante et les ouvriers du bâtiment, il est nettement plus difficile d’attribuer un cas précis de cancer du poumon à l’amiante, car la maladie est indiscernable d’un cancer du fumeur par exemple. Selon [4] :

9 carcinomes bronchiques sur 10 sont provoqués par la fumée. (…) On observe aussi un risque plus important de développer un cancer du poumon chez les professionnels soumis au contact direct et à des concentrations très élevées d’amiante, de chrome, de nickel, de composés d’arsenic et de substances benzéniques. Le risque de cancer du poumon augmente encore lorsque plusieurs facteurs de risque sont réunis, par exemple lorsque des fumeurs respirent des fibres d’amiante.

Il faut noter que toutes les études concernant les effets de l’amiante concernent des professionnels de cette industrie ou de la construction. Les données actuelles ne permettant pas de déceler un impact statistiquement significatif sur les occupants de locaux contenant de l’amiante.

Amiante et tabac

Le Tribunal Fédéral n’a pas encore tranché le cas d’un fumeur atteint (et décédé) d’un carcinome bronchique, opposé à la SUVA qui refusait de reconnaître son cas comme maladie professionnelle bien qu’il ait été exposé à l’amiante. Dans son arrêt [5] , le Tribunal mentionne de nombreuses données provenant d’études sur les risques liées au tabac, à l’amiante, et à la combinaison des deux:

  • (5.2.1) le risque de carcinome bronchique est multiplié par plus de 20 pour une consommation de tabac (de 25 cigarettes/jour). Pour l’amiante, un doublement de la fréquence du carcinome bronchique n’est observé qu’à des niveaux d’exposition relativement élevés
  • (5.2.2) le risque de carcinome bronchique est multiplié par 10.85 en moyenne pour les fumeurs, et par 5.17 en moyenne pour les personnes professionnellement exposées à l’amiante. Le risque est multiplié par 53.24 pour les personnes combinant les deux (!)
  • (7.1) Le tribunal admet que le risque relatif est doublé à partir d’une exposition cumulative de 25 fibres/années, l’exposition cumulative en « fibres années » correspondant à a concentration moyenne de fibres d’amiante respirable par cm3 d’air, multipliée par le nombre d’années de travail (48 semaines par an, cinq jours par semaine et 8 heures par jour)

Valeur limite d’exposition

En Suisse, selon [6] :

La valeur limite d’exposition (VME) pour l’amiante a été fixée à 0,01 fibre d’amiante/ml. Cette valeur se base sur les données épidémiologiques les plus récentes concernant la relation entre le niveau d’exposition à l’amiante et le mésothéliome ou le cancer du poumon. En principe, la VME est applicable à tous les postes de travail. Le risque de cancer lié à l’amiante dépend, comme pour tous les autres toxiques, de l’intensité et de la durée d’exposition. Pour les substances cancérigènes, il n’est pas possible de déterminer un niveau de concentration inoffensif avec suffisamment de sécurité dans l’état actuel de nos connaissances.

L’exposition à l’amiante devrait donc toujours être la plus basse possible (principe de minimisation). On estime que ce principe est respecté lorsque, à des postes où l’on n’est pas censé travailler avec des matériaux contenant de l’amiante, le 10 % de la VME n’est pas dépassé.

Lors d’expositions de courte durée, on tient compte de la dose cumulative (fibres/années) » (*)

En supposant qu’une personne travaille pendant 40 ans à plein temps à la concentration maximale autorisée, sa dose cumulative correspondrait à 0.4 fibres/année, soit 60x moins que les 25 fibres/année reconnus comme causant un doublement du risque, ou moitié de la dose de 1 fibre/an citée dans certaines études comme causant une augmentation de 1% du risque de cancer.

Risques objectifs

L’épidémie de cancers dus à l’amiante est réelle [3] : les personnes qui ont déversé des sacs d’amiante dans les usines, floqué ou défloqué des bâtiments sans protection il y a 20 ou 30 ans ont un risque élevé de développer une maladie des voies respiratoires dans les prochaines années.

Il y a certainement également des cas dus à une exposition accidentelle à l’amiante suite à des travaux effectués dans des mauvaises conditions. En particulier, les personnes qui bricolent ou rénovent leur maison doivent être prudentes [8].

On peut également citer dans ce contexte l’écroulement des tours du World Trade Center le 11/9/2001 qui a répandu des tonnes d’amiante dans le centre de New York. Les conséquences de cette catastrophe sur la santé permettront, hélas, de mieux cerner le risque lié à l’amiante, dans plusieurs décennies.

Par contre, le risque lié à l’habitation ou au travail dans des locaux contenant de l’amiante est extraordinairement faible, voire nul, pour autant que l’air soit dans les normes définies par la VME.

Ecoles et bâtiments publics à Genève

La problématique de l’amiante a rebondi récemment lors de l’annonce de deux cas de mésothéliome (?) chez des fonctionnaires du Cycle d’Orientation du Foron. Comme l’indique Vincent Perret, adjoint scientifique au Stipi [9]:

Ces fonctionnaires ont pu être exposés ailleurs, en bricolant ou lors de leur enfance, car le mésothéliome se déclare après au moins quinze ans de latence. Ensuite, il se peut que les risques aient été sous-estimés lors de travaux effectués au Foron. Enfin, peut-être que les effets d’une faible exposition à long terme ont également été sous-évalués.

La relation entre ces cas dramatiques et la salubrité du Cycle du Foron n’est donc pas clairement établie et ne le sera probablement jamais, mais la Ville et le Canton de Genève ont clairement accéléré le répertoire des locaux publics, scolaires en particulier, en vue de leur désamiantage. Selon [10] : « 

la Ville de Genève a inspecté 26 écoles primaires sur ses 53 groupes scolaires. Bilan: 23 d’entre elles contiennent la fibre mortelle. Outre les Crêts-de-Champel, deux autres établissements primaires sont placés sur la liste d’urgence. A Vieusseux, les travaux de décontamination en sont à mi-parcours. L’école des Contamines devrait voir ses dangereux faux plafonds changés cet été (…) l’Etat a listé en décembre 263 immeubles lui appartenant susceptibles de contenir des matériaux à base d’amiante. Entre cycles et collèges, ce sont 99 lieux scolaires qui sont contaminés, auxquels s’ajoutent 33 bâtiments universitaires

Que pouvons nous faire ?

Les bâtiments contenant de l’amiante floqué ou des faux plafonds amiantés ne sont pas forcément dangereux actuellement. Ils doivent être répertoriés pour être contrôlés périodiquement, et pour que les travaux qui s’y déroulent soient menés dans les conditions de sécurité optimale. Comme citoyens nous pouvons évidemment exiger que ceci soit fit sérieusement, mais il n’y a pas de raison d’en faire un priorité absolue non plus.

Par contre, pour éviter le cancer du poumon, nous pouvons faire quelque chose de très concret et simple : arrêter de fumer, et réduire la fumée passive. Sachez bien que si votre enfant fume, qu’il fréquente des amis fumeurs ou que vous mêmes fumez à la maison, il est exposé à un risque bien plus élevé que s’il étudie dans une classe pourvue de faux-plafonds amiantés.

Références:

  1. Wikipedia « Amiante » http://fr.wikipedia.org/wiki/Amiante
  2. Module pédagogique « Risques liés à l’amiante » de la SUVA
  3. « Surveillance épidémiologique des effets de l’exposition à l’amiante« , Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire BEH n°41-42 (23 octobre 2007), Institut de Veille Sanitaire
  4. « Le cancer du poumon : Causes. Symptômes. Diagnostic. Traitement. Pronostic », Ligue Suisse contre le Cancer
  5. Arrêt du tribunal Fédéral Suisse BGE 133 V 421
  6. Valeur Limite d’Exposition à l’amiante SUVA
  7. Site « amiante » de l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) http://www.amiante.inrs.fr/
  8. Forum amiante Suisse (FACH) http://www.forum-asbest.ch/fr/
  9. « Amiante: le nettoyage est loin d’être terminé« , Marc Guéniat, « Tribune de Genève » 24 nov. 2007
  10. Amiante à Genève: les instituteurs veulent savoir, Philippe Poirson, « Le Courrier » 19 jan. 2008
  11. Amiante dans les bâtiments publics genevois http://www.geneve.ch/amiante/

note : d’après la définition, on devrait plutôt parler de fibres*années…

  • Seewatch

    Bonjour,

    Je viens d’acquérir une ancienne usine en bon état général. Mais après remise du diagnostic amiante, il s’avère que ce bâtiment est dotée de faux plafonds contenant de l’amiante, des plaques de toitures extérieures en ciment contenant elles-aussi de l’amiante et un conduit d’aération contenant lui aussi de l’amiante. Pour tout ce qui est à l’extérieur, il y a peu de risques avérés et surtout peu ou pas d’exposition. Par contre je souhaite me débarrasser des dalles faux plafond (150 m2) et l’agent immobilier m’a dit que ça ne craignait rien de les enlever moi-même car les fibres sont enfermées et que ces dalles sont en très bon état. Après avoir consulté moult sites traitant du sujet je ne sais toujours pas si je peux effectuer cette opération moi même ou si il faut que je fasse intervenir une entreprise spécialisée. Je n’ai pas beaucoup d’argent mais bon la santé c’est primordial, pensez-vous que je puisse m’en occuper tout de même comme le suggère cet agent immobilier ???

    Par avance, merci de votre réponse et je vous souhaite d’excellente fêtes de fin d’année.

    Cordialement.

    • Bonjour,
      je ne saurais vous donner un avis autorisé puisque comme je le répète je ne suis pas un spécialiste. Alors j’essaie de me mettre à votre place et je me dis que si le faux plafond est en bon état, que je peux détacher les plaques sans les casser ni faire tomber beaucoup de poussière, et que je peux bien aérer le local, alors je le ferais moi-même en utilisant un bon masque à poussières. Je m’inquiéterais plus pour le conduit d’aération. S’il contient de l’amiante floqué qu’il faut enlever, alors il vous faudra de toutes façons une entreprise spécialisée, et alors autant en profiter pour lui faire enlever le faux-plafond aussi…
      Bonne Année à vous !

      • Seewatch

        Merci pour votre réponse. Je vais encore glaner de ci de là quelques infos et avis (à commencer par l’auteur du diagnostic (histoire de voir si ilpense comme l’agent immobilier)). En tous les cas merci pour votre avis et meilleurs vœux également pour 2017. Cordialement. 🙂

  • Depuis quelques temps plein de commentateurs me demandent s’ils ont couru un risque en étant en contact avec de l’amiante (fortement aggloméré en général) à telle ou telle occasion.

    Avant de re-re-reposer une question similaire, veuillez svp lire l’article. Il dit clairement que les risques liés à l’amiante sont établis pour les professionnels qui ont été en contact pendant des années avec de grandes quantités d’amiante faiblement aggloméré. Il n’y a pas de risque établi pour les expositions de faible durée.

    Veuillez aussi lire les commentaires/questions précédentes et mes réponses, qui sont toujours les mêmes:
    1) je ne suis pas un spécialiste
    2) non, vous ne risquez très probablement rien
    3) de toutes manières c’est trop tard, il n’existe pas (à ma connaissance) de traitement préventif du mésothéliome.
    4) alors oubliez ça, méfiez vous la prochaine fois, et dormez tranquille.

    Dès maintenant je ne répondrai plus qu’aux commentaires ou questions qui me sembleront amener des aspects nouveaux. merci.

    • Patouille

      Bonjour Dr. Goulu. J’ai bien tout lu et relu. toutefois je ne suis pas très rassuré; j’ai démoussé une toiture fibro-ciment avec amiante (seulement les creux) de 70 m2 à l’aide d’un baton en bois et d’un balais avec fils en plastic. J’ai gratté quelque peu les bords des raponses en enlevant la mousse.J’avais un masque papier à soupape (FP1) . J’avais un aide qui m’assurait en bas du batiment de 5m de haut qui lui n’en avait pas , ni mes voisins qui se trouvent à 20 m et plus. Nous avons ensuite balayé et ramassé la mousse tombée à terre ( de l’autre coté du batiment) et on l’a mise dans des sacs poubelle (3x 110L env) sans le masque. Le tout à duré 5 heures. J’ai remarqué le lendemain que les mousses avaient des dépots grisatres à leur base…. Tout a été lavé par 2 jours de pluie ensuite . Que penser..? .je dors mal…(comme beaucoup d’autres)

  • Lorenzo Lammertyn

    bonsoir, je vais trés souvent dans un skatepark indoor avec un plafond avec des dalles qui contienne de l’amiante, de plus à cause des choque etc .. le plafond subis souvent des vibrations , est ce que sa représente un danger pour moi ?

    • Frédéric

      Pour le docteur Goulu.

      Bonjour Docteur,
Mes enfants ont joué en plein air avec des morceaux de toit ondulé en Ethernite qui étaient cassés. Ils les ont remonté d’un fossé pour faire un toit de cabane. Je me suis assez rapidement aperçu de la démarche et j’ai stoppé « les opérations ». Ils ont donc été en contact avec ces morceaux de toitures maximum une heure, en en plein air. Il y a-t-il un risque pour leur santé? Est-ce qu’ils ont pu inhaler de l’amiante contenu dans ce matériau cassé ou les fibres sont suffisamment compactées pour ne pas « voler » et être inhalé?
Merci beaucoup pour votre réponse.
Frédéric

      • Bon, encore une (dernière) fois : on n’a jamais pu montrer qu’il existe un risque lié aux expositions de faible durée. Seuls les professionnels de l’amiante et de bâtiment qui ont été exposés pendant des années vourent un risque avéré. De plus les plaques Eternit ou similaire contiennent de l’amiante « fortement aggloméré ». Il faut vraiment les scier, les poncer ou les réduire en poussière pour dégager de l’amiante. Donc non, vous ne courez aucun risque.

        • ANGIE77

          bonjour,
          J’ai fais réaliser des travaux dans ma salle de bains (remplacement de la baignoire et faience) et il s’avère qu’il y a la présence d’amiante dans la colle de faience. J’ai été exposé durant les travaux et je souhaite savoir s’il y a un risque personnel et ou pénale envers l’entreprise?
          Merci

  • moray

    Bonjour, il y a +- 3ans je suis aller travailler dans un entrepôt ou il fallait démonté tout l intérieur dont le faux plafond je ne suis pas sûr qu il étai en amiante mais sa me stress quand même .Pourriez vous me dire si je risque quelque chose ? Enlever le faux plafond a durer 2 jours certain panneaux ont cassé en tombant j ai 27 ans et non fumeur merci d avance pour votre réponse

    • Bonjour,
      encore une fois je ne suis pas un spécialiste. Mes informations viennent de documents officiels cités dans l’article ou d’autres que vous trouvez ailleurs. Tous disent qu’une faible exposition de courte durée représente un risque trop faible pour être mesuré. Dans votre cas tout dépend si les panneaux étaient en amiante ou pas, évidemment, si vous aviez une protection ou pas (un simple masque en papier filtre déjà pas mal) , si les locaux étaient ventilés etc. Mais deux jours de travail c’est une courte exposition par rapport à ceux qui ont bossé 20 ans dans les usines qui ont produit de l’amiante, donc ne vous en faites pas trop…

  • jmdesp

    Merci Goulu pour ces efforts pour ramener un peu de rationalité dans l’évaluation du risque réel amiante, surtout quand on voit bien que l’impact psychologique de l’angoisse de ceux qui ont été confronté même très temporairement à l’amiante est très supérieur à celui du risque en soit !

    On notera aussi sur le sujet le résultat en 2013 de l’étude INVS : http://andeva.fr/?Mesotheliome,2288 « Faut-il revoir les prévisions des épidémiologistes ? ». Le pronostic initial pour la France était que le nombre de mésothéliome continuerait à augmenter jusqu’en 2025, mais fort heureusement il semble que le pic ait été atteint peu après 2000 en réalité. Étant donné la très longue période de latence de ce cancer et comme le papier l’indique la répartition par âge des cas, cela tendrait à indiquer que les mesures prises par le décret français de 1977 qui ont limité l’exposition professionnelle la plus intense ont déjà eu un effet notable de réduction du nombre de cas. Cela tend d’autant plus à confirmer que le risque le plus important était bien celui de cette exposition intense, qu’un pic similaire, indique ce résumé, est retrouvé dans d’autres pays dont les USA, antérieur à celui français, les mesures restreignant l’exposition professionnelle y ont été prises plus tôt.

  • Angie

    Bonjour,
    Tout d’abord je vous remercie pour votre article, qui vient un peu calmer le climat anxiogène autour de l’amiante.
    Nous avons fait réaliser des travaux de facade sur notre maison. Il s’avère après coup qu’il soit quasiment certain que les panneaux qui ont été retirés pour refaire l’isolation étaient en fibrociment et contenaient de l’amiante. Ces panneaux ont été percés et cassés sans précaution particulière. Nous n’avons pas fait attention à fermer les ouvertures de la maison (portes et fenêtres), nous avons fait des allées et venues et transporté du matériel à travers la maison.
    Depuis je m’angoisse énormément, pour mon mari qui a suivi de près les travaux et y a un peu participé, et pour ma fille qui avait 1 an 1/2.
    Je vous remercie d’avance pour votre réponse.
    Cordialement

    • Bonjour Angie,

      En cas d’une exposition accidentelle à de grandes quantités d’amiante, une visite chez le médecin

      spécialisé (pneumologue, …) peut être conseillée.

      Tandis que l’on peut bien comprendre l’inquiétude de la personne possiblement exposée, il est

      important de pouvoir déterminer les circonstances de l’exposition. En effet, divers paramètres peuvent

      influencer la susceptibilité d’un matériau à libérer des fibres d’amiante. Il s’agit par exemple du type

      d’amiante et du pourcentage de fibres qu’il contient, de sa friabilité, de son état, de sa susceptibilité

      aux dégradations, etc… de plus, il est intéressant de savoir si la personne utilisait une protection de

      PAGE 2 SUR 3 – 21/03/2014

      EXPOSITION A L’AMIANTE ET SANTE

      individuelle, et, s’ils sont disponibles, de connaitre les résultats d’analyses de l’air ambiant. Sur base

      de ces informations, un médecin pourra éventuellement déterminer la dose d’exposition sans pour

      autant pouvoir affirmer de manière significative les risques de cancer encourus. En général une faible

      exposition, de courte durée n’est pas significative pour augmenter le risque d’un cancer.

      • Angie

        Merci pour votre réponse, et pour votre rapidité.
        A vrai dire il n’y a pas eu davantage de poussière chez nous du fait des travaux, le fait d’être intervenus sur ces plaques n’a pas créé de poussière visible (je n’ai en tous cas pas vu de conséquences au niveau du ménage) . C’est surtout les fibres invisibles qui m’inquiètent. Ces travaux ont duré 2 semaines il y a plusieurs mois et depuis la maison a bien été nettoyée et aérée.
        Je m’angoisse surtout car j’ai l’impression d’une épée de damoclès au-dessus de nos têtes, un danger invisible et contre lequel nous ne pouvons rien.
        J’ai l’impression de ne pas avoir su protéger ma fille, et cet état de stress commence à avoir des conséquences sur ma santé et ma vie quotidienne plus immédiates que celles liées à l’amiante.
        Mon mari a bien tenté de me raisonner en me disant que quand nous étions petits nous étions beaucoup plus exposés, dans les écoles, les bâtiments publics et du fait de la présence d’amiante dans les freins des véhicules, j’ai du mal à faire abstraction.
        En tous cas encore merci de votre réponse.
        Cordialement

        • Eric

          je suis exectement dans le meme etat. Depuis que je viens de decouvrir que la peinture crepi de notre plafond que j’ai decape sur 2 metre carre contient de l amiante a 1-2 %. (je viens de recevoir le test)nous avons un bebe de 15 mois qui ne reste plus que dans notre chambre ou la veranda. L’amiante quant elle est disperse dans l ‘air y reste indefiniment et est invisible. beaucoup de notes alarmantes sont dispo en anglais sur le net. .. je fais grosse depression en se moment ..

          • 1 à 2% dans de la peinture (=fine couche) sur 2m2 ce n’est rien. zero. nada. Si vous êtes entré une fois dans une salle enfumée de cigarettes, vous avez couru un risque du même niveau, au pifomètre..
            Il n’est pas vrai que l’amiante reste dans l’air « indéfiniment ». C’est de la poussière, elle se dépose et est évacuée par ventilation, aspirateur etc. Si vous avez des doutes faites faire une mesure de l’air dans votre maison : si vous êtes au dessus de la norme, on vous dira d’évacuer. Si vous êtes au dessous, dormez tous tranquilles.

  • Vincent

    Bonjour ;0) Il y a une quinzaine d’année j’ai participé a la démolition de murs a l’intérieur d’une vieille maison sans protection ou très peu je ne me souviens plus très bien. Les murs n’étaient pas en plâtre-ciment et il n’y avait pas de vermiculite entre les mur. Je n’y ai plus repensé avant cette semaine ou je suis tombé sur un article qui a réveillé ce souvenir qui maintenant m’inquiète énormément;0( Les travaux on du durée 3 semaines maximum (je ne me rappel plus très bien). Croyez vous que je suis a risque de développé une grave maladie du a cette exposition? Merci

    • Dr. Goulu

      Bonjour Vincent. Encore une fois je ne suis pas un spécialiste, mais à ma connaissance l’amiante n’était pas utilisé contre les murs des maisons. Il était plutôt floqué sous les toits, sur les charpentes. Ensuite, le risque est lié à l’accumulation de fibres inhalées sur de longues durées (des années), donc 3 semaines c’est « court ». Donc personnellement je ne me ferais pas de souci. Mais je suis optimiste de nature. Si vous êtes plutôt pessimiste de nature, essayez de devenir zen, mais surtout si vous fumez, arrêtez.

      • Stéphane

        Bonjour,

        Je possède un garage avec toiture ondulée-amiantée, jusqu’à présent j’ignorais que les tôles contenaient de l’amiante, l’été dernier afin de démousser les tôles j’ai utilisé une brosse de fer à main pour brosser/nettoyer +-4m² de surface, comme j’ignorais qu’elles contenaient de l’amiante je n’ai pas porté de masque de protection et des poussières ont très certainement volé lors de ces travaux. Existe-t-il un risque réel pour ma santé suite à ces travaux? qu’y a-t-il lieu de faire suite à celà?

        Merci d’avance.

        • Encore une fois je ne suis pas un spécialiste mais selon http://www.suva.ch/fr/asbestgefahr_theorieblock.pdf vous avez une seule exposition à de l’amiante fortement aggloméré que vous avez traité de façon non mécanique : le risque est extrêmement faible pour ne pas dire nul. Le mésothéliome est une maladie essentiellement professionnelle. Dormez tranquille.

  • gg

    Bonjour

    J’ai acheté un appartement
    il y avait des dalles de sol amiantées et surtout de la colle amiantée partout
    les dalles se dégradaient en partie et certaines s’en allaient

    J’ai fait enlever les dalles et la colle par une entreprise dont c’est le métier, qui a utilisé une sorte de grosse ponceuse avec mouillage abondant

    aujourd’hui en lisant beaucoup de choses sur internet j’ai peur d’avoir fait plus de bien que de mal en libérant de la poussière d’amiante dans l’air par le ponçage?

    y a t’il un risque, doit t’on nettoyer l’appartement, les filtres à air style HEPA peuvent t’ils améliorer la situation?
    Ou est que enlever les dalles et la colle était une bonne chose comme je le pensais au départ?

    • Encore une fois je ne suis pas un spécialiste. J’ai trouvé ceci http://www.desamiantage-idf.com/guide-prevention/retrait-ou-encapsulage-de-mca/article/retrait-des-revetements-de-sol. Les dalles et la colle contiennent peu d’amiante fortement aggloméré, donc il y a très peu de fibres libérées si elles sont enlevées correctement. Une entreprise spécialisée est censée garantir que la concentration de fibres dans l’air est dans les normes après travaux, si vous avez des doutes demandez une mesure.
      Il y a à mon avis une « amiantophobie » poussant à enlever toute trace d’amiante partout et dans tous les cas, encouragée par des entreprises dont c’est le fond de commerce. Peut-être que dans certains cas un peu de rationalité (= mesure) permettrait de faire des économies…

    • gg

      En tout cas, milles mercis de prendre le temps de répondre à nos interrogations.

      En furetant sur internet, on est très inquiété par le risque de l’amiante.
      A la lecture de nombreuses publications, croiser une fibre d’amiante, qui viendrait se loger dans les alvéoles de nos poumons, serait mortel.

      Effectivement, il faut je pense relativiser (même si en vrai je suis plutôt mal placé pour dire cela vu la phobie qui m’a gagné); mais j’essaye.

      Tout d’abord si mes lectures sont exactes, alors que de nombreux professionnels ont étés fortement exposé à l’amiante, les morts du à l’amiante dans une année searient autour de 1000 par an (et c’est déjà beaucoup trop); alors qu’il suffit de 2 jours pour atteindre ce chiffre pour la cigarette.

      J’ai été jusqu’au boutiste et j’ai voulu éradiqué toute trace d’amiante dans mon appartement.

      Certaines lectures m’ont fait peur, notamment certaines indiquant une libération d’une quantité d’amiante importante lors de l’enlèvement de la colle.
      L’entreprise à laquelle j’ai fait appel, semble sérieuse (afnor et qualibat); ils me disent que très peu d’amiante est libéré pendant l’enlèvement de la colle car cet enlèvement est fait avec une humidification très importante; en fait cela crée de la boue… l’amiante est peu libéré dans l’air… on lit à propos de cela différentes choses.

      En tout cas cette entreprise va faire effectuer une mesure libératoire; je serais je l’espère rassuré.

      Reste à savoir lire les chiffres.

      Je pense également acheter des purificateurs d’air pour parfaire le « nettoyage » de l’air.
      En effet les particules d’amiante sont très fines et restent dans l’air, mais j’ai trouvé certaines machines qui purifient l’air des logements en filtrant l’air et les micros particules plusieurs fois par heure.

      je ne sais pas si quelqu’un a déjà utilisé ces produits, je suis preneur des retours

      En tout cas, on crée une peur autour de l’amiante; et il est vrai qu’il faut sérieusement traiter ce problème.

      Il me semble que de nombreuses mesures sont prises dans le domaines professionnel, mais que pour les particuliers, on les laisse trop facilement avec leurs diagnostiques bien souvent indiquant la présence d’amiante (beaucoup de logements avant 1997 sont concernés) sans leur donner les solutions…

  • jc4934

    Mon maçon a découpé (sans se poser de question) une plaque de fibro-ciment pour poser un velux dans le grenier. Des poussières d’amiante sont forcément tombées sur le sol et sur les nombreux objets entreposés. Faut-il faire appel à une entreprise de décontamination ou que puis-je faire moi-même en me protégeant bien entendu?

    • Selon http://www.forum-asbest.ch/fr/medienseminar_lausanne_waeber_fa.pdf (très intéressant)

      Si une personne a été exposée pendant 10 ans à une concentration moyenne de 2000 LAF/m3, par exemple à proximité immédiate d’une usine mettant en œuvre de l’amiante, ou sur une rue à fort trafic dans une grande ville dans les années 1970 à 1980, la dose calculée pour cette période est de 0,09 année-fibres.

      Découper du fibrociment pendant deux heures avec une meule ou arracher un revêtement de sol sur carton d’amiante, opérations qui entraînent une exposition moyenne que nous estimerons à 10 millions de LAF/m3, représente une dose supplémentaire de 0,01 année-fibres »

      (soit 100x moins que le 1 année-fibre que certains estiment causer 1% de cancers supplémenataires, et 2500x moins que les 25 année-fibre causant un doublement des cancers selon la communauté scientifique)

      Autrement dit l’exposition de votre ouvrier lors de ces travaux, a fortiori la votre après les travaux, est tellement faible qu’à votre place je passerai l’aspirateur sans autres précautions.

      • Julien Marbot

        Bonjour,
        Merci pour votre article, il ne fait que confirmer ce que je savais maintenant depuis un certain temps. J’ai dû me renseigner sur ce problème ayant été confronté il y à peu de temps avec l’amiante dans ma maison j’ai bien suivi les explications des « experts » je parle ici de ceux qui sont honnêtes, qui ne cherchent pas à profiter de vous, en vous demandant 8.000 EUR pour enlever 3 – 4 mètres de tuyaux recouvert de plâtre faiblement amianté. Tous le disent clairement, on a créer un climat de peur (pour ne pas dire de terreur) et cela profite économiquement à certains (professionnels). L’amiante présente ne présente aucun danger tant qu’on ne l’abîme pas et si cela devait arriver on peut réparer le support en peignant par exemple les parties touchées pour re-solidariser les fibres.
        Quant aux maladies professionnelles de l’amiante, elles concernent uniquement les ouvriers ayant travaillé pendant 25 – 30 années à raison de 8 heures par jour en contact avec de la poussière d’amiante. Donc pour nous, même en faisant de petits travaux sur des matériaux en contenant, le risque est nul! Si nous sommes amené à faire des travaux nous même, les experts conseils toutefois de porter au minimum un masque anti-poussière toxique, de catégorie P3 (voir un masque complet avec cartouche adaptée pour l’amiante P3…), une combinaisons jetable, des gants jetable et SURTOUT NE JAMAIS PASSER L’ASPIRATEUR! Les aspirateurs pro sont spéciaux, ceux du commerce créent des « vortex » (forts courants d’air) qui font voler les fibres partout dans le bâtiment au lieu de les éliminer. Humidifier avec un vaporisateur le sol et les objets à nettoyer est plus approprié.
        Bonne journée

  • arnaud93

    Bonjour,
    Nous habitons un appartement depuis 5 ans en région parisienne et je m’aperçois que les joints des dalles de mon entrée s’effritent. Il manque de grandes sections de joints, bien que je n’ai jamais pu vraiment déceler la présence de particules noires (de la couleur de ces joints) dans les poussières. Peut être étaient ils déjà dégradés avant notre achat ?

    Je n’y avais pas fait attention avant car le diagnostic amiante de l’appartement (tour de 1970) a conclu à la non présence d’amiante.

    Nous allons vendre cette appartement très bientôt et nous avons du faire venir un nouveau diagnostiqueur. Celui-ci nous a alors révélé que le diagnostic précédent n’a pas été fait correctement. Aucune analyse des sols, des joints autre que visuel.

    Résultat je me retrouve avec des sols et ces joints très suspects à côté de la chambre de ma fille. Etant donné que cette hiver elle a toussé des centaines de fois lorsque le chauffage au sol était allumé (ce qui ne prouve rien il est vrai) je comment sérieusement à paniquer !! Mon couloir représente environ 4 m2 de dalles pour info.

    Que dois-je faire ? Lui faire consulter un médecin ? L’ai je exposé à de grands risques que je n’ai pas su comprendre ?

    Merci de votre réponse.

    • Veuillez noter que je ne suis pas un spécialiste de l’amiante, mais après m’être intéressé au sujet en tant que scientifique j’ai intitulé cet article « pas de panique ». Donc mon conseil est : « pas de panique ».

      D’abord à ma connaissance on n’utilisait pas d’amiante dans les joints de dallage. Ensuite dans les matériaux en « amiante-ciment » l’amiante est fortement lié au ciment et ne s’en sépare que si on perce ou meule ce genre de matériau. S’il casse, les fibres cassent aussi en restant attachées au ciment, très peu sont libérées. Enfin l’épidémie de mésothéliome ne touche de façon statistiquement significative que les professionnels qui ont travaillé en contact direct avec de grandes quantités d’amiante. A ma connaissance on n’a pas pu montrer de risque de cancer accru pour les personnes habitant ou travaillant dans un immeuble amianté.

      (Par contre, et on l’oublie souvent, l’amiante a sauvé de très nombreuses vies en évitant ou réduisant la propagation des incendies…)

      Donc vous n’avez fait courir aucun risque à votre enfant.

      Si votre fille tousse faites lui consulter un médecin, et surtout déconseillez-lui de fumer quand elle sera grande car le risque de cancer des voies respiratoires est dans la fumée beaucoup plus que dans l’amiante.

  • lulubelle67

    Bonjour
    Mon voisin a illégalement ôter un garage contenant de l amiante. Ce jour là je suis passer une fois dans la rue le trottoir dans face , on va dire une dizaine de mètres. Je suis morte d inquiétude depuis que je le sais car je promenais mon enfant de 2 mois. Est ce que nous avons inhalé cette substance chimique? Est ce que je dois penser que dans 15 ans mon enfant risque de développer un des cancers liés à cette amiante?
    Merci de vos réponses

    • tranquillisez vous lulubelle, vous ne risquez absolument rien. Une seule exposition à l’air libre est absolument négligeable. Le risque est reel pour les ouvriers qui ont fait ces travaux, éventuellement pour votre voisin bricoleur, mais pour votre enfant et vous le risque est nul. Dites à votre enfant de ne pas fumer quand sera grand car là il y aura un vrai risque. Et en passant l’amiante n’est pas chimique, c’est une fibre minérale naturelle…

  • Baron Frédéric

    Bonjour,
    J’entrepose du matériel dans un ancien poulailler (élevage industriel). Je le récupère souvent couvert de poussière après plusieurs mois. les plaques des murs du bâtiment sont très certainement en amiante, certaines sont très légèrement cassées aux angles. Peut-on considérer qu’il y a danger ?
    Merci de votre collaboration.

    • Dr. Goulu

      quand vous dites que les parois « sont très certainement en amiante », vous voulez probablement dire « en amiante-ciment ou fibrociment (Eternit) ». Si les plaques datent d’après 1990, elles ne contiennent plus d’amiante. Sinon, il faut effectivement faire attention lors de travaux ( voir http://www.travaux-sans-danger.ch/newsletter/2014/06/ ), mais les plaques ne sont pas censées perdre des fibres spontanément à moins d’être en très mauvais état. Je serais surpris que cette poussière contienne des fibres d’amiante. Si vous avez un microscope vous pouvez vérifier…

  • Clarice

    Ce sont des bonnes informations sur l’amiante. Je vous remercie de votre explication des 3 grandes catégories de ce matériel. Il faut que tout le monde sache que si des fibres microscopiques atteignent les poumons, elles peuvent provoquer des maladies bénignes. Si on ne le sait pas, on ne peut pas savoir l’importance d’éviter ces maladies ! Dans l’article j’ai lu que la part des cas de mésothéliome attribuable à une exposition professionnelle à l’amiante chez les hommes a été estimée à 83%. Où est-ce que vous avez trouvé ce chiffre ?
    Clarice

  • Bovard

    Bonjour,
    Je tente de me renseigner sur l’éventuel risque que j’ai pris il y a une semaine en allant visiter un navire militaire français désaffecté.

    Lorsque nous sommes entrés dans le navire, nous avons pu lire sur les portes de chaque pièce, des fiches indiquant « pièce sans amiante », « amiante stabilisée 1 », « amiante stabilisée 2 ». Bien évidement, nous avons essayé de rester dans des pièces sans amiante.
    La date de la dernière expertise datait de 2009.

    L’origine de mon questionnement vient de la sensation de léger vertige et difficulté à respirer intervenue progressivement durant les 20 minutes d’exploration de ce lieu.

    Ne connaissant pas suffisamment l’amiante pour le relié aux effets précités, quel pourrait être la cause de ces sensations? Peut-il y avoir un risque réel de problèmes liés à l’amiante?
    Ou s’agit il plutôt d’un manque d’oxygène dans ce lieu sans aération et fermé de toute part?

    Merci de m’éclairer sur cette situation.

    • Bonjour,

      je ne sais pas ce que recouvrent exactement les dénominations « amiante stabilisée 1 » et « amiante stabilisée 2 ». En principe « amiante stabilisée » signifie que les fibres d’amiante sont fixées par un liant (ciment ou colle) et donc que le matériau ne libère pas (ou plus…) de fibres (dans les normes légales).

      Donc je dirais que si l’info est correcte, vous n’avez couru aucun risque. Pensez que vos guides sur ce bateau s’y exposent bien plus souvent, et qu’avant il y a eu des marins qui y ont passé des mois voire des années.

      Ce que j’ai essayé de dire dans l’article, c’est que les travailleurs de l’amiante ont été exposés pendant des années à des doses énormes qui causent une mortalité élevée (mais ils ne meurent heureusement pas tous de ça). En parallèle, il y a eu des centaines de millions de gens qui ont habité (et habitent toujours) dans des bâtiments amiantés avec une mortalité extrêmement faible, voire nulle. Donc : pas de panique.

      Je ne sais pas à quoi est du votre malaise, mais personnellement je n’apprécie pas trop les endroits clos et gris qui sentent le fioul, donc je trouve votre hypothèse vraisemblable. Si l’air avait été rempli de fibres d’amiante, vous auriez plutôt toussé…

      • Bovard

        Merci pour votre réponse. Effectivement, après quelques recherches et vos renseignements, il a du s’agir d’un problème de manque d’oxygène plutôt qu’un lien en rapport avec l’amiante.

        Ne connaissant pas l’endroit que nous avons visité et n’ayant pas été accompagné d’aucun guide, nous n’avons pu nous rattacher qu’à des hypothèses basées sur notre bon sens et nos connaissances qui en matière d’amiante ne sont pas étendues.

        Je vous remercie pour ces renseignements. Dommage que vous n’aimiez pas les endroits clos qui sentent le fioul, celui-ci valait le coup d’œil autant que le ressentis de l’ambiance à bord. Bonne fin de semaine

  • AYMES

    Bonjour Monsieur,
    Permettez moi de vous dire dans ce cas, que votre article laisse croire que le fait de travailler dans des locaux amiantés ne fait courrir aucun risque aux personnes. Avec l’amiante il faut être extraordinairement « je reprends vos termes » précis. Et dire à condition que l’amiante soit dans un état bien stabilisé « amiante liée ou amiante ciment par exemple » il faut si c’est un flocage qu’il soit en excellent état et qu’il n’y a aucun risque que l’on puisse se frotter ou tout simplement le dégrader même accidentellement. A aujourd’hui encore on trouve des personnes qui ne connaissent pas le vrai danger de l’amiante car il faut des cours d’information voir de formation pour savoir à quel point c’est un risque majeur.Il faut rappeler qu’un gramme d’amiante pur contient des millions de fibres d’amiante qui sont invisibles à l’oeil nu. Des mesures faites par notre société montrent un dégagement de 161 fibres au litre d’air en passant un simple coup de pinceau sur une plaque de Pical « c’est des plaques genre tôle éternit qui couvrent les hangars mais elle n’est pas ondulée ». Si la réglementation oblige à faire des contrôles tous les trois ans sur l’amiante dans les batiments c’est que c’est dangereux et que cet amiante se dégrade. Bien sur vous dites il faut que l’air soit dans les normes définies par la VME. Cette VME est une mesure en relation avec le cancer des poumons ou Mésothéliome. Mais vous ne parlez pas des plaques pleurales certes c’est bénin à côté d’un cancer mais au bout d’un certain temps les personnes ont des gênes respiratoires.Alors si on peut éviter ces problèmes physiques c’est mieux à condition de bien situer les commentaires dans leur contexte et d’informer avec une grande rigueur pour la compréhension de tous.Quand vous parlez aussi de 0,4 fibres par an en cumulatif c’est incroyable j’ai l’impression que dans nos villes l’air est d’une pureté sans pareil. Bien sur la pollution n’est pas faite que de fibres d’amiante mais sachez qu’il n’y a pas encore bien longtemps tous les freins des voitures contenaient de l’amiante. Sur le périphérique parisien on a fait des mesurent allant jusqu’à 10 fibres au litre d’air(voir plus).Et les fumeurs bien sur il ont 50% de plus que les non fumeurs de contracter une maladie liée aux fibres d’amiante. Mais Monsieur quand vous me dites de soustraire les fumeurs pour avoir un chiffre réaliste. Je vous réponds que dans notre entreprise nous avons des dizaines de morts par cancers et si un seul d’entre eux ne fumait pas c’est un mort de trop(et les autres?? on leur dire quoi??. Ensuite qui a dit aux fumeurs que le danger était multiplié par 2 ?. PERSONNE. Et pourtant depuis des dizaines d’années le corps médical connaissait les dangers de l’amiante. On a attendu 1996 avec les décrets sur l’amiante pour commencer à en parler en France. Monsieur je pense que vous êtes très certainement bien informé sur l’épineux problème de l’amiante et donc vos propos ont du poids et sont écoutés. Alors s’il vous plaît soyez plus explicite sur l’amiante car les gens qui vous lisent risquent de ne pas mesurer le véritable danger. Je m’occupe moi même des personnes dans une situation délicate « provoquée par des fibres d’amiante » pour une reconnaissance et une meilleure réparation de leur préjudice. C’est à ce titre que je me permets de vous écrire étant sensibilisé sur les grandes difficultées que rencontre ces personnes car en plus de la maladie il faut se battre pour obtenir réparation. Gérard Aymes

  • AYMES

    ATTENTION à vos remarques sur les risques objectifs. Je travaille dans une société d’ascenseurs nous sommes aujourd’hui à officiellement 255 malades de l’amiante et pour beaucoup de salariés on peut admettre qu’ils ne courraient aucun risque et pourtant le résultat est là.
    Alors s’il vous plait ne minimisez pas les dangers de l’amiante. »extraordinairement faible voir nul est-il dit »
    Aymes Gérard

    • En aucun cas je ne me permettrais de minimiser ce danger. Le risque « extraordinairement faible voire nul » concerne l’habitation ou le travail dans les locaux, pas le travail avec de l’amiante lui même.

      Comme je l’indique plus haut « Il faut noter que toutes les études concernant les effets de l’amiante concernent des professionnels de cette industrie ou de la construction. » J’imagine que c’est à cette catégorie qu’appartient malheureusement votre profession, les cages d’ascenseurs étant souvent floquées…

      Si vous avez 255 cas de mesothéliome, aucun doute : l’amiante fait des ravages dans votre entreprise. Si ce sont surtout des cancers du poumon, soustrayez les fumeurs réguliers pour avoir un chiffre réaliste …

      • bilel

        Bonjour j ai recu de l amiante de plafond sur moi quesque je dois faire

        • Dr. Goulu

          Vous pouvez en parler à un médecin, mais je pense qu’il vous dira ceci : le risque que vous développiez un mésothéliome dans 20 à 30 ans suite à une seule exposition est très très faible, tellement faible que vous pouvez l’oublier- Je pense qu’il vous dira aussi qu’il n’y a aucun moyen d’enlever les fibres microscopiques d’amiante qui se sont peut être infiltrées dans vos poumons. Et je suis sur qu’il vous dira d’arrêter de fumer (ou de ne pas commencer), parce que le risque lié au tabac est beaucoup plus grand et augmente celui lié à l’amiante.

  • posté un commentaire sur http://virus.rsr.ch/faut-il-avoir-peur-de-lamiante :

    On va tous mourir !

    Cancer du fumeur, cirrhose de l’alcoolique, cholésterol et affreux lipides, dioxine de Seveso, gaz (au nom dont plus personne ne se souvient) de Bhopal , burn-out sucidaire, radioactivité, radon, accident de la route, malaria, rougeole, polyomélite et tuberculose (en recrudescence depuis que des inconscients renoncent à la vaccination), scléroses en plaques ou amyotrophiques, mucoviscidose de Gregory et autres sales bêtes tenez-vous bien car voici venir… l’amiante !

    Nos autorités sont clairement incapables : elles ne parviennent pas à nous empêcher de mourir.

    Alors la SUVA indemnise les nombreuses victimes du mésothéliôme, clairement du à une absorption massive d’amiante par les ouvriers de l’industrie et de la construction il y a des décennies. Elle rechigne à couvrir le carcinôme du poumon, surtout pour les fumeurs, dont le vice est la cause beaucoup plus probable que l’amiante.

    Pour calmer les media et les électeurs, l’Etat compte ses écoles et planifie quelques travaux dans celles où le nombre de fibres dans l’air s’approche d’une valeur limite légale extrêmement basse.

    Mieux vaut dépenser quelques dizaines de millions du contribuable en rénovations plutôt que d’essayer de lui expliquer que sa peur est irrationnelle, et pourtant justifiée : un jour il devra bien mourir de quelque chose !

    voir une analyse plus sérieuse sur https://drgoulu.com/2008/02/01/amiante-pas-de-panique/