Trous noirs, helium, langues etc. 6


Si vous n’êtes pas abonné, le numéro de « Pour la Science » No 420 d’octobre vaut une visite chez votre marchand de journaux.

Deux articles ont particulièrement retenu mon attention parce qu’ils traitent de sujets déjà abordés ici :

Sinon, j’ai enfin compris pourquoi les espagnols parlent plus vite que les allemands. Les auteurs de « Les langues du monde : un même débit d’information« , comparent le débit syllabique et la quantité d’information transmise par chaque syllabe en plusieurs langues. Ils arrivent à la conclusion peu surprenante que toutes les langues permettent le même débit d’information mais par des compromis différents entre ces deux composantes.

Là je suis plongé pour la deuxième fois dans « Boucles et arbres, à la recherche d’une nouvelle physique« , qui présente une version moderne des fameux « diagrammes de Feynman« . La première lecture n’a pas déclenché de « haha » de compréhension immédiate, mais l’idée de calculer des probabilités avec des graphes est assez excitante pour m’y replonger.

Voilà largement de quoi rentabiliser l’achat de ce numéro, sans compter ceux qu’il me reste à lire comme celui de Jean-Paul Delahaye sur « La suite de Stern-Brocot » et celui de mes collègues c@fetiers d’idphys (qui ne bloguent plus beaucoup hélas…) sur les torches à plasma.

En prime vous trouverez dans le numéro des lunettes 3D pour regarder certaines illustrations en « relief » , mais là je n’ai pas été emballé. Franchement : des anaglyphes, en 2012… Et noir/blanc en plus …

  • http://szelveso.blogspot.hu/ jarogh

    Marrant, cette histoire de « débit d`info » des langues. Á ce compte, nouuuus les g`neuvoiiiiiis sommes les champignons pour balancer l`info max dans un débit syllabique minimuuuuum?

  • nonos

    Bonjour

    aujourd’hui, ça semble aller,

    mais bien souvent depuis quelques semaines, votre site est comme un trou noir: quand on veut y accéder, ça mouline, mouline, le temps s’étire et semble s’arrêter, tandis que la page reste lointaine, lointaine …

    Sans doute la gravité de votre parole. ^^

    Et merci pour vos articles, vous avez l’habitude mais ça ne fait jamais de mal à entendre.

    P.S: j’aurais bien préféré ne pas « polluer » les commentaires pour cette remarque hors billet, mais polie :), cependant, pas facile de trouver une alternative sur le blog. (?)

    • http://drgoulu.com Dr. Goulu

      Bonjour,

      oui, j’ai également noté ces ralentissements, on dirait que mon hébergeur n’est plus aussi performant que par le passé, je vais re-re-re déplacer ce site si ça continue…

      Mon e-mail et mon identité sont un peu cachés (mais pas trop) un peu pour éviter le spam, et beaucoup pour encourager la discussion via le blog, même si on sort un peu du sujet.

      Donc merci pour votre message, auquel je réponds avec retard car, pour une raison inexplicable, il avait atterri dans le dossier spam…

  • http://szelveso.blogspot.hu/ jarogh

    Blague á part, il serait intéressant de voir si les langues qui sont parlées moins vite ne sont pas éventuellement corrélées á une meilleure compréhension de ce qui est dit. Il se pourrait que moins il faut barjaquer pour exprimer une meme chose et plus on a de ressources mentales pour comprendre ce dont on parle. Ptét une idée de recherche pour les potaches en psychologie…

    • http://drgoulu.com Dr. Goulu

      Ben l’idée de l’article c’est que les langues à débit rapide est compensé par l’utilisation de moins de syllabes distinctes ou plus corrélées entre elles, ce qui fait que le débit d’info est le même, donc nécessite les mêmes « ressources mentales ». Exemple : « sagalugu jagarogogh » (javanais) ou « slt jrgh » (sms) fournissent la même info en à peu près le même temps de prononciation.

      • http://szelveso.blogspot.hu/ jarogh

        Salut dr Goulu. D`apres ce que j`ai pigé, les langues a débit rapide sont parlées plus vite du fait qu`il y a plus de « matiere » a prononcer (syllabes) pour une info équivalente et qu`une sorte de régulation naturelle incite a parler plus vite dans ces langues afin de pouvoir balancer ladite information a peu pres dans le meme temps que dans les langues nécessitant moins de matiere (syllabes) pour la meme info. Si c`est ca, alors le fait d`avoir plus ou moins de « matiere » (syllabes) a traiter pour servir une info donnée -logiquement- mobilise plus ou moins de ressources mentales pour la partie blabla et mon hypothese (á vérifier) est donc que c`est au détriment ou au contraire a l`avantage de l`analyse simultanée de l`info contenue dans les mots dits. J`ai ptét mal compris?