Développement Durable et Equation de Kaya 15


Le responsable « santé+sécurité+environnement » de mon employeur nous a présenté les 3 piliers du « développement durable » (Ecologique, Economique et Social) avec ce joli graphique :

J’ai trouvé très judicieux d’intégrer ainsi le développement durable aux logiques économique et sociale plutôt que de le promouvoir dans un cadre purement écologiste.

En y réfléchissant, je me demande s’il n’existe pas un parallèle avec la fameuse équation de Kaya dont j’ai déjà parlé ici et que je rappelle ci-dessous :

source : Manicore

En effet, minimiser le facteur CO2/TEP représente le souci écologique de limiter la pollution. Réduire TEP/PIB est un objectif économique : rendre la production moins coûteuse en énergie. PIB/POP est lié à l’objectif social de répartir les richesses, si possible plutôt en enrichissant les pauvres que le contraire …

Reste le 4ème facteur de Kaya : la POPulation. Ne manquerait-il pas dans le joli diagramme coloré du développement durable ? A quoi ressemblerait ce diagramme si nous étions beaucoup plus ou beaucoup moins ?

Plus j’y pense plus je suis persuadé que la distance entre les 3 piliers dépend de la population : avec quelques millions d’humains, le monde serait plus facilement viable et vivable, et peut-être même plus équitable. Mais avec des milliards, existe-t-il encore une intersection entre les 3 piliers qui permette un « développement durable » ? Et les intersections « viable, vivable et équitable », à quels niveaux de population disparaissent-elles ?

En plus de nos louables efforts sur les 3 piliers, ne devrions-nous pas favoriser une importante baisse de la population mondiale (progressive, non violente et contrôlée, je le précise…) ?

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15 Commentaires on "Développement Durable et Equation de Kaya"


Invité
1 an 2 mois plus tôt
Invité
2 ans 1 jour plus tôt

Dans l’équation de Kaya, il est une variable très choquante et humainement incorrecte à activer : la population. Sa diminution entraîne fatalement une baisse de la pollution, de la consommation d’énergie, des besoins en eau , en nourriture etc… C’est la « variable » qui est peut être en train d’activer la firme Monsanto (avec la complicité de Obama) par la mise sur le marché sans réserve des OGM dont il est prouvé que la troisième génération de cobayes nourris aux OGM devient presque totalement stérile.
De même que le pseudo VIH, et le traitement á l’AZT des séropositifs, traitement qui contribue systématiquement á l’aggravation de la déficience immunitaire des séropositifs (voir avis des contestataires du VIH emmenés par le dr De Harven et soutenu par des milliers de médecins et chercheurs dont un prix Nobel de chimie) là aussi très efficace pour faire baisser la population…
Après tous les scandales sanitaires, mensonges d’états (guerre en Irak) etc… Plus rien devrait nous surprendre. À moins d’être des moutons et d’avaler tout ce qu’on nous dit officiellement !

Invité
2 ans 7 mois plus tôt

La réflexion de Dr Goulu sur le graphique faisant l’objet de ce post m’inspire l’image suivante: l’ajout de 3 flèches « centrifuges » (genre logo de Mercedes) sur le diagramme ayant pour effet de tirer vers l’extérieur les 3 pilliers. Flèche 1: natalité, flèche 2: âge moyen, flèche 3: préférences alimentaires (évolution vers une nourriture carnée).

Invité
de chatillon
4 ans 2 mois plus tôt

En effet, il est impératif de limiter la croissance de la population humaine, la terre ne peux pas le supporter. Maintenant, ayons le courage intellectuel de regarder d’où vient le problème: de 1950 à 2050, l’Afrique fait passer sa population de 200 millions à 2 milliards ! Dans le même temps, l’Europe reste parfaitement stable à 500 millions d’habitants, mais parmi lesquels environ 100 millions d’africains en 2050 !
Tout est dit: il ne reste plus qu’à tirer les conclusions.

Invité
Benoit
5 ans 5 mois plus tôt

Il est clair que si la population mondiale n’avait jamais dépassée le milliard les problèmes écologiques seraient moins graves mais aujourd’hui nous sommes plus de 6 milliards et nous devons agir très sérieusement maintenant.
Or vouloir être 3 milliards en 2050 sans guerre mondiale, épidémie massive ou famine généralisée (Hélas possible) semble difficile.
Aujourd’hui il faut contrôler les naissances mais surtout agir sur les trois autres facteurs de l’équation (Cela signifie remettre en cause le niveau de vie occidental )

Invité
5 ans 5 mois plus tôt

Pourquoi « surtout agir sur les trois autres facteurs » que sur la population ? Pourquoi refuser de voir que c’est le produit des quatre qui importe et donc leur donner la même importance ? C’est ce dont je cause dans http://drgoulu.com/2009/12/12/co2-pop-x-co2pop/ .

Il ne s’agit pas de diminuer la population de moitié en 50 ans (bien que ce serait mathématiquement possible en n’autorisant plus qu’un enfant par femme), mais d’éviter au moins que les progrès réels et existants sur les 3 facteurs ne soient annulés par l’augmentation de la population…

J’ai un article sur la démographie en chantier, je m’y remets… bientôt …

Invité
icare
6 ans 7 jours plus tôt

Malthus avait raison dés 1798.

Il faudrait regarder les choses en face, 7 milliards c’est énorme, 10, 20, c’est de la folie pure.

Invité
Luc
6 ans 13 jours plus tôt

Remarquable démonstration. Elle est inutile puisque le vieux proverbe « plus on est de fou moins on a de riz » s’applique. La question de fond, politique et religieuse donc inaccessible à la rationalité est : « A quoi ça sert d’être 10 milliards ». Sommes nous plus intelligents en étant plus nombreux? Produit-on plus d’innovation à 6 milliards qu’à 3?

Invité
6 ans 1 mois plus tôt

L’image est séduisante, en effet, mais le problème réside déjà dans la délimitation des trois piliers. Voir ce billet pour une autre vision de la question : http://www.anthropiques.org/?p=964

Invité
6 ans 1 mois plus tôt

merci pour le lien vers ce très bon article. A la réflexion, je me demande si l’équation de Kaya n’est pas une meilleure description dans le sens ou les « facteurs » sont purement conventionnels [on aurait pu écrire CO2=(CO2/POP)*(POP/TEP)*(TEP/PIB)*PIB …], basé sur des valeurs mesurables (CO2,TEP,PIB et POP) et continues plutôt que booléennes.