SETI / METI : mais où est donc E.T. ?


Le projet SETI (Search for ExtraTerrestrial Intelligence) écoute les signaux radio en provenance de l’espace depuis 1960, à la recherche de messages envoyés par des extra terrestres. Pourquoi ne reçoit-on rien ? Voici un petit tour des raisons possibles :

  1. La fameuse équation de Drake pourrait contenir de très petits facteurs, ayant pour conséquence qu’il n’y ait qu’une civilisation intelligence dans la Voie Lactée , nous, voire quelques autres mais qu’elles sont trop loin pour les capter.
  2. Le dernier facteur de Drake est particulièrement intéressant, celui concernant la durée de vie moyenne d’une civilisation capable de communiquer à travers l’Univers. Certains pessimistes (comme Yves…) imaginent que cette durée puisse être courte en raison d’une tendance à l’autodestruction.
  3. Les optimistes auraient plutôt tendance à penser que les progrès rapides de la technologie rendent les ondes radio rapidement obsolètes comme moyen de communication. Nous sommes incapables actuellement de capter des flux de neutrinos modulés ou d’extraire des photons intriqués par exemple, et nous ne soupçonnons pas que l’explosion d’une supernova puisse être l’oeuvre d’une civilisation de type II, encore moins qu’une type III fasse traverser le disque d’accrétion d’un trou noir par un autre juste pour dire bonjour…
  4. Peut-être que les civilisations réellement intelligentes n’émettent pas. Et c’est une question très importante : a-t-on intérêt à envoyer des signaux dans l’espace ?
    Pour le professeur Alexander L. Zaitsev, SETI n’a pas de sens sans son projet « Active SETI » ou METI (Messaging to Extra-Terrestrial Intelligence) qui a déjà effectué plusieurs puissantes émissions de signaux vers les étoiles.
    D’autres comme l’auteur de science fiction David Brin estiment que cette activité est dangereuse car elle révèle la position d’une planète habitable à des ennemis potentiels. (Je partage ce point de vue, en le fondant sur mon Principe de Saturation Cubique)
    La question a été suffisamment importante pour que l’ International Academy of Astronautics mette au point en 2005 l’Echelle de San Marin, qui définit une échelle de risque de 1 à 10 en fonction de la puissance d’émission et de la nature du message. L’idée est que des autorités politiques internationales devraient autoriser l’émission de messages risqués, notamment la réponse à un message reçu.

Sources: