L’informatique détruit l’information ! 2


Ce titre peut sembler digne du « Matin », mais c’est très sérieux!

J’ai réécrit la section 5.3 du Chapitre 5 d’ « Ecologie Informatique »qui traite du fait peu connu que l’informatique détruit l’information, ou au mieux la conserve, mais n’en crée en aucun cas !

Quelques découvertes récentes m’ont encouragé à clarifier ce passage :

  • une réflexion sur les listes triées, mentionnée dans la section en question
  • ce billet, qui décrit bien le point de vue intuitif selon lequel l’information se détruit lentement,
  • celui-là qui n’aime pas les destructions plus rapides et propose une variante de la loi de la robotique d’Asimov pour l’interdire. Justement, les nouvelles d’Asimov sont basées sur les contradictions que les lois impliquent …
  • une info récente (que je n’arrive plus à retrouver…) selon laquelle Microsoft étudierait des moyens de stocker l’information de manière éternelle. J’ai aussi ma petite idée à ce sujet, que je détaillerai plus loin dans le livre …
  • Un passage trouvé sur cette page et tiré de l’article « Des trous noirs en laboratoire », Bernard Carr et Steven Giddings, Pour la Science, 332, juin 2005, qui montre que la notion d’information est devenue cruciale aussi en physique théorique :
    En particulier, la découverte de l’évaporation des trous noirs a mis en évidence un paradoxe situé au coeur des difficultés qui empêchent de concilier la relativité générale et la mécanique quantique. D’après la relativité générale, l’information contenue dans ce qui tombe sur un trou noir est perdue à jamais. Cependant, si le trou noir s’évapore qu’arrive-t-il à l’information qu’il referme ? S. Hawking a suggéré qu’un trou noir s’évapore totalement, en détruisant l’information. La destruction de l’information va à l’encontre des dogmes de la mécanique quantique, et viole en particulier la loi de conservation de l’énergie, ce qui la rend peu plausible. L’alternative selon laquelle les trous noirs laissent derrière eux des vestiges est tout aussi inacceptable. Pour que ces vestiges encodent toute l’information qui aurait pu tomber dans le trou noir, il faudrait qu’ils se présentent sous une variété infinie de types